Pâtes Spider-Man

Pourquoi ce nom ? Elles sont rouges et font plein de fils, voilà pourquoi. Il s’agit de pâtes aux trois fromages avec un peu de sauce tomate. Des pâtes riches, extraordinairement crémeuses, bref… parfaites !

Il vous faudra, par personne → 100 g de pâtes (de type gomiti, lumache, pipe, ou conchiglie) ⋅ 50 g de mozzarella (émiettée) ⋅ 40 g de comté (râpé) ⋅ 30 g de pecorino romano (pulvérisé) ⋅ 1 cuiller à soupe de sauce tomate (marinara, arrabiatta ou pesto rosso) ⋅ 1 cuiller à soupe de crème fraîche ⋅ beurre, sel, poivre ←

(Je n’ai pas inclus de photos dans cet article pour des raisons assez évidentes.)

Préparez deux casseroles. Mettez une grande quantité d’eau salée à bouillir dans l’une. Quand l’eau bout, mettez-y vos pâtes et laissez cuire le temps indiqué sur le paquet. Mettez un gros morceau de beurre à fondre dans l’autre. Quand le beurre est liquéfié, jetez-y la mozzarella et laissez fondre quelques secondes. Attention ! Si vous laissez fondre trop longtemps, elle va s’amalgamer en un gros paquet. Mettez-y immédiatement vos pâtes et tournez vigoureusement. Ajoutez le comté et la sauce tomate et tournez de nouveau. Éteignez la plaque de cuisson et ajoutez le pecorino et la crème et tournez encore une fois. Salez, poivrez, servez, et mangez tant que c’est chaud !

J’ai testé pour vous : les soupes fraîches New Covent Garden

1 : Bain de verdure

La promesse : Une explosion de légumes verts avec courgettes, petits pois, épinards et compagnie, le tout relevé de pesto et de menthe.

Le test : Wow. Non. C’est raté. Vraiment raté. J’ai l’impression de manger une vieille soupe poireaux-pommes-de-terre. Je vois les morceaux de légumes, mais je n’en sens pas le goût. Je ne sens pas non plus le pesto. Ni la menthe. En revanche, je sens bien le poivre : il y en a dix fois trop.

Le verdict : FAIL !

2 : Lentilles et bacon fumé

La promesse : Une épaisse soupe à base de lentilles corail et vertes, bacon fumé, petits légumes, ail fumé (?), thym et laurier moulu (??).

Le test : C’est pas mal. Le bacon est bouilli, pas grillé, ce qui est surprenant au départ mais permet au goût de se diffuser dans les lentilles. Qui, d’ailleurs, ne sont pas mixées, ce qui est une bonne chose, et le bacon est en gros bouts satisfaisants. Seul problème : une fois encore, c’est trop poivré.

Le verdict : Une soupe d’hiver bien costaude. La texture est parfaite, mais le goût n’est hélas pas vraiment au rendez-vous. Bof. Peut mieux faire.

3 : Poulet thaï

La promesse : Un faux Tom Kha Gai (Ne contient pas de galanga, dommage ! Pourquoi avoir zappé cet ingrédient essentiel ?) dont l’intitulé ressemble davantage à une recette mexicaine que thaïlandaise : maïs, piment jalapeño…

Le test : Premièrement, après la déconvenue des deux premières soupes qui m’avaient arraché la gueule avec leur dose de poivre clairement excessive, j’appréhendais de goûter celle-ci, la cuisine thaïlandaise ayant tendance à être extrêmement pimentée. Mais, heureuse surprise, le piment est ici très bien dosé, tout comme le lait de coco et le cymbopogon. Le poulet n’est ici pas en morceaux mais en fibres, un peu comme ce que les américains appellent “pulled meat”.

Le verdict : Satisfaisant. Les ingrédients sont bien dosés, la texture est plutôt réussie et le goût est bon.

4 : Champignons sauvages

La promesse : un mélange de champignons de Paris et de champignons sauvages, une goutte de vin blanc, de l’ail et du thym — simple interprétation d’une recette séculaire.

Le test : C’est très crémeux, mais pas trop. La texture est très agréable. Hélas, les morceaux de champignons inclus dans la soupe sont très clairement des champignons déshydratés/réhydratés, dommage. Le goût est tout de même très réussi.

Le verdict : Dommage que les morceaux de champignons inclus soient lyophilisés à la base, sinon cette soupe aurait été parfaite.

Conclusion : C’est vraiment pas mal dans l’ensemble, mais pas extraordinaire. Je ne suis pas sûr que ça vaille les 6 à 7 € le litre auxquels elles sont proposées… Faites plutôt vos soupes vous-même !

Mayonnaise inratable

La mayonnaise, c’est génial. Tout le monde aime ça. Et évidemment, la mayonnaise faite maison, c’est encore meilleur. Mais, sans être difficile à réaliser, ce n’est pas évident à réussir. J’ai compilé dans cet article toutes les astuces essentielles pour ne plus jamais la rater !

Il vous faudra, pour 1 bol → 1 jaune d’œuf ⋅ de la moutarde ⋅ 0,5 L d’huile ←

Première question : quelle huile utiliser ? D’après mes nombreuses expériences, j’ai établi un top 3 des meilleurs huiles pour réaliser une mayonnaise parfaite.

  1. Huile pour friture, type Frial. Il est extrêmement facile de faire monter la mayonnaise avec cette huile, vous n’aurez jamais besoin de forcer. De plus, son goût est excellent.

  2. Huile de pépins de raisin. Très facile, mais goût un peu spécial.

  3. Mélange type Isio 4. Facile, goût neutre.

Seconde question : quelle moutarde utiliser ? Pour en avoir testé de très nombreuses, je suis en mesure d’affirmer que le type de moutarde n’a aucune importance. Forte, douce, à l’ancienne… Toutes les moutardes se valent. À vous de décider en fonction de votre goût. Attention, si vous utilisez de la moutarde à l’ancienne (celle avec les grains, oui) vous devrez au préalable l’écraser un peu (au pilon + mortier) pour qu’elle fonctionne correctement.

Vous pouvez même remplacer la moutarde, totalement ou en partie, par de l’ail pressé. Cela demandera un peu plus de poigne et de persévérance, mais la mayonnaise ainsi obtenue se mariera à la perfection avec le poulet rôti et les poissons froids. Celle réalisée uniquement à la moutarde sera meilleure avec les œufs et les crustacés. Pour les légumes, les deux fonctionnent.

Enfin, pour ce qui est du jaune d’œuf, je privilégie les gros œufs. Ça marche mieux avec des gros œufs. Pourquoi ? C’est une excellente question et je vous remercie de me l’avoir posée.

Première étape : le choix du récipient. Il est assez classique d’utiliser un saladier voire un grand bol mais l’idéal est un cul-de-poule métallique. Franchement, rien ne vaut un cul-de-poule en métal pour réaliser une bonne mayonnaise. Celui que j’utilise est en inox.

Il est communément admis que pour réussir sa mayonnaise, il faut que tous les ingrédients soient préalablement mis au frais pendant une longue période. Sans être tout à fait un mythe, cela est largement exagéré et ne vaut qu’en plein été et/ou si il fait extraordinairement chaud chez vous. Sinon, pas la peine de se préoccuper de la température de vos ingrédients. Franchement.

Commencez donc par déposer le jaune d’œuf au fond de votre cul-de-poule. Ajoutez 3 cuillers à café de moutarde, et fouettez vigoureusement le tout pendant 15 secondes, jusqu’à obtenir la consistance d’une pommade. Cette étape est très importante.

Une fois que le jaune d’œuf et la moutarde sont bien mélangés, vous pouvez commencer à ajouter l’huile. Une cuiller à soupe, pas plus ! Battez fermement pendant 15 secondes environ. Pas la peine de fouetter vite, vous ne faites pas monter des blancs en neige ! Contentez-vous d’un mouvement circulaire, ferme et régulier, préférablement sans changer de sens. J’affectionne personnellement le sens indirect, ou comme on disait dans l’ancien temps, « le sens des aiguilles d’une montre » (oui, j’affectionne également les vieilles expressions désuètes).

Ajoutez cette fois-ci deux cuillers à soupe d’huile, et battez 15 secondes de plus, jusqu’à ce qu’elle soit parfaitement incorporée. Votre mayonnaise devrait commencer à bien tenir. Ajoutez à présent 3 cuillers à soupe d’huile, et fouettez 15 secondes de plus. Votre préparation devrait d’ores et déjà avoir la consistance d’une mayonnaise.

Si tel est le cas, vous pouvez commencez à ajouter l’huile un demi-verre à la fois. Si ce n’est pas encore le cas, continuez progressivement, et inquiétez-vous car cela est signe qu’il y a un problème.

Si au bout d’une minute votre mayonnaise n’a toujours pas pris, ajoutez-y un glaçon et laissez-le fondre. Ajoutez ensuite un nouveau jaune d’œuf et 3 cuillers à café de moutarde, et battez vigoureusement jusqu’à ce que ça monte. Attention, cette méthode est infaillible, mais vous allez vous retrouver avec 1 kg de mayonnaise à la fin (oui, littéralement 1 kg). À moins d’en faire profiter une famille nombreuse ou d’organiser une réception, vous ne pourrez pas la finir avant qu’elle se périme.

Si au contraire tout se passe en accord avec le keikaku et que votre mayonnaise a effectivement d’ores et déjà la consistance d’une mayonnaise, continuez à ajouter l’huile demi-verre par demi-verre en fouettant 15 secondes environ entre chaque ajout, jusqu’à ce que la totalité du demi-litre soit incorporé. Ajoutez à présent 10 cuiller à café de moutarde (ou plus, ou moins, selon votre goût ; goûtez toutes les 3 cuillers pour être sûr). Mélangez bien, et voilà, votre mayonnaise est prête ! C’était simple et rapide, non ?

Versez-la dans un bol à l’aide d’une spatule souple (qu’on appelle souvent « Maryse » de façon erronée, mais ceci est une autre histoire) et servez immédiatement, ou mettez-la au réfrigérateur, comme vous préférez. La mayonnaise ainsi réalisée se garde 12 heures à température ambiante, ou 2 à 3 jours au frais. Bon appétit !

Riz sucré au beurre et aux raisins secs.

Oui, les plus aventureux d’entre vous l’auront remarqué, il s’agit d’une adaptation libre du fameux Dresil tibétain. C’est une recette simple et rapide que je me fais souvent quand j’ai une fringale nocturne : elle ne contient que des ingrédients qu’on a toujours sous la main, pas besoin d’aller faire les courses !

Il vous faudra, par personne → 100 g de riz ⋅ 50 g de beurre ⋅ 40 g de raisins secs ⋅ 30 g de sucre ←

Versez le riz dans une casserole d’eau froide, et allumez le feu au maximum. J’utilise du riz rond, mais pour varier les plaisirs, vous pouvez essayer également avec du riz basmati ou du riz gluant !

Lorsque l’eau bout, baissez le feu au minimum, ajoutez les raisins secs, et couvrez.

Laissez cuire 15 minutes.

Lorsque le temps est écoulé, égouttez bien le tout dans une passoire, et faites fondre le beurre à feu moyen dans une sauteuse.

Lorsque le beurre est frémissant, versez-y le mélange de riz et raisins secs. Attention, le beurre ne doit jamais noircir ! Si vous êtes un habitué de ce blog, vous savez déjà que je suis favorable au retour de la peine de mort pour les gens qui laissent noircir le beurre dans la poêle.

Mélangez à l’aide d’une spatule (ou cuiller) en bois, jusqu’à ce que le riz soit bien lustré et le beurre complètement absorbé. Éteignez la plaque, ajoutez le sucre, et mélangez de nouveau.

Servez immédiatement, c’est prêt ! Mangez sans tarder, c’est bon quand c’est chaud…

Blog’s Not Dead

Onetwotwo en Cusine REVIENT !

Pourquoi un hiatus de six mois ?

Au début parce que j’étais trop occupé, puis ensuite mon PC est tombé en panne, et quand je l’ai finalement récupéré nous étions en été et je ne connais pratiquement aucune recette estivale ET JE TIENS À PUBLIER DE LA CUISINE DE SAISON.

L’Automne est de retour et ce blog aussi.

 

Qu’est-ce qui change ?

— Le titre (duh!).

— La photo “Ingrédients” au début de chaque recette ne sera plus de la partie. Oui c’était une bonne idée et visuellement très cool, mais ça n’apportait rien à la recette en elle-même et surtout ça me prenait beaucoup trop de temps, surtout par rapport au reste.

— Le calendrier des publications sera abandonné, je publierai les recettes quand ça me chante sans me soucier du jour de la semaine. Une publication quotidienne est totalement inenvisageable — on devrait pouvoir compter sur un rythme de 1 à 3 recettes par semaine.

 

Qu’est-ce qui reste le même ?

Le concept. Recettes simples, cuisine de tous les jours, avec les petits “plus” qui font la différence. Le tout abondamment illustré — une photo à chaque étape importante. Et toujours dans un esprit plus « plaisir » que « diététique », même si ce dernier aspect n’est pas totalement négligé.

Bref, l’essence du blog est conservée, et le fond reste identique même si la forme change (un peu).

 

Retour des publications de recettes prévu pour le 18 octobre. Soyez prêts !

[J’ai testé pour vous] Test boissons n°1

Encore une nouvelle rubrique ! Il s’agit comme son nom l’indique de tester (chaque semaine, a priori) des produits qui sortent un peu de l’ordinaire, de ceux qu’on hésite à acheter parce qu’on ne sait pas trop sur quoi on va tomber. Cette semaine ce sont 6 boissons non alcoolisées que j’ai expérimentées.

1 & 2 ⋅ Little Miracles Thé Vert et Little Miracles Thé Blanc.

Commençons par la variété au thé vert (thé vert, ginseng, grenade, açai) : ça a l’odeur du jus de pomme, ça a l’aspect du jus de pomme, et ça a le goût du jus de pomme, légèrement moins sucré et avec quelques notes de thé en arrière-bouche. C’est très, très rafraîchissant (littéralement).

Ensuite, nous avons thé blanc (thé blanc, ginseng, cerise, açai). Au niveau de l’odeur comme du goût, c’est ici la cerise qui domine largement. Ça sent comme un bonbon à la cerise, mais c’est peu sucré au goût, avec l’âpreté du thé qui est ici bien présente. C’est agréable et rafraîchissant.

Et l’aspect énergie ? Parce que c’est tout de même vendu en tant que « boissons énergétiques ». Ne rêvez pas, ça ne vous fera pas l’effet d’un Red Bull… mais plutôt celui d’un demi-espresso (ce qui est franchement mieux que rien).

Si vous cherchez une boisson fraîche qui ne contienne ni aspartame ni une quantité déraisonnable de sucre, et qui vous désaltérera en vous donnant un léger coup de fouet, ne cherchez plus : les Little Miracles sont probablement faites pour vous.

3 ⋅ Solo KOLA Champion Original.

C’est sucré, c’est sans acidité aucune, c’est doux et caramélisé… Un peu comme un Dr. Pepper auquel on aurait ajouté du « goût chewing-gum ». Pas mal. Un soda qui n’est pas acide, ça change.

4 ⋅ Old Jamaica GINGER BEER.

Là, on tient une perle rare. Impression de boire une limonade dans laquelle on aurait mélangé une grande quantité de gingembre frais râpé. Le goût du gingembre est très prononcé, conférant à la boisson un caractère exceptionnel. Conquis, je le suis à 110 %. Si vous aimez le gingembre, foncez.

5 et 6 ⋅ Royal Soda arôme Banane et arôme Kampane.

Commençons par l’arôme Banane. Passons sur l’aspect orange vif pas très rassurant et goûtons cette boisson de laquelle émane une étrange odeur d’antigel : n’y allons pas par quatre chemins, c’est raté. Le goût est davantage celui d’une banane pourrie que d’une banane fraîche, avec une amertume franchement désagréable, sans compter que le tout est outrancièrement sucré. Mon conseil : évitez.

L’arôme Kampane, quant à lui, est franchement une bonne surprise. Le goût de cette boisson évoque fortement celui du tamarin, avec une légère touche anisée. C’est encore trop sucré, mais c’est ici le seul défaut. Sympathique. À tester.

Et à votre santé !